Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Apatou
Le suivi des trihalométhanes sur l’eau du robinet à Apatou affiche, au dernier prélèvement, 56,8 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 12 analyses menées jusqu’au 8 juin 2026 ; 1 d’entre elles n’a rien quantifié. Rapportée à la moyenne de la Guyane, qui vaut 31,5 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
Année par année, à partir de 2016
Le maximum relevé entre 2016 et 2026 est de 113,5 µg/L. Sur la même période, la moyenne annuelle des valeurs quantifiées a augmenté de 996 %, de 5,7 à 62,5 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20162 analyses, dont 0 non quantifiées | 5,7 | 6,2 | 2 | 0 |
| 20172 analyses, dont 0 non quantifiées | 25,2 | 33,7 | 2 | 0 |
| 20181 analyse, dont 0 non quantifiées | 56,1 | 56,1 | 1 | 0 |
| 20191 analyse, dont 0 non quantifiées | 113,5 | 113,5 | 1 | 0 |
| 20221 analyse, dont 0 non quantifiées | 32,5 | 32,5 | 1 | 0 |
| 20231 analyse, dont 0 non quantifiées | 58,2 | 58,2 | 1 | 0 |
| 20242 analyses, dont 0 non quantifiées | 46,8 | 77,6 | 2 | 0 |
| 20253 analyses, dont 1 non quantifiée | 28,5 | 53,9 | 3 | 1 |
| 20267 analyses, dont 0 non quantifiées | 62,5 | 111,7 | 7 | 0 |
Chaque analyse, un point
Autour d’Apatou
| Apatou (cette commune) | 56,8 | |
|---|---|---|
| Saint-Laurent-du-Maroni | 26,0 |
Sur ce paramètre, Apatou se classe 19e sur 22 communes de la Guyane, de la valeur la plus faible à la plus élevée.
D’où vient cette mesure
Elle provient du réseau APATOU, exploité par SOCIETE GUYANAISE DES EAUX, sur lequel 103 prélèvements ont été analysés. Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes : les communes desservies par ce même réseau affichent donc les mêmes valeurs.
Que faire de cette eau à Apatou
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre le goût de chlore : rien de plus qu’un charbon actif
- La minéralisation n’est pas modifiée par un charbon actif, qui retire pourtant le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes de l’eau distribuée à Apatou. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau sont sous la limite, mais suffisent souvent au goût que l’on veut faire partir.
- Le chlore garantit la potabilité jusqu’à votre robinet : le retirer ne pose aucun problème dans un verre, mais une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
Les trihalométhanes ne sont pas ajoutés à l’eau : ils s’y forment, lorsque le chlore rencontre la matière organique naturellement présente. Ce chlore résiduel a sa raison d’être, garantir la potabilité tout au long du parcours jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.