Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Basse-Terre
Le suivi des trihalométhanes sur l’eau du robinet à Basse-Terre affiche, au dernier prélèvement, 82,2 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 100,0 µg/L. Elle repose sur 35 analyses, la dernière le 30 juin 2026. La moyenne de la Guadeloupe s’établit à 40,5 µg/L, soit moins que cette commune.
Le suivi année après année depuis 2016
Au fil des années 2016 à 2026, la moyenne calculée chaque année a augmenté de 836 % : elle passe de 5,0 à 46,8 µg/L, avec une pointe à 82,2 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20161 analyse, dont 0 non quantifiées | 5,0 | 5,0 | 1 | 0 |
| 20176 analyses, dont 0 non quantifiées | 18,1 | 60,2 | 6 | 0 |
| 20186 analyses, dont 0 non quantifiées | 11,5 | 30,7 | 6 | 0 |
| 20196 analyses, dont 0 non quantifiées | 19,1 | 56,9 | 6 | 0 |
| 20205 analyses, dont 0 non quantifiées | 16,4 | 55,2 | 5 | 0 |
| 20215 analyses, dont 0 non quantifiées | 12,3 | 31,9 | 5 | 0 |
| 20227 analyses, dont 0 non quantifiées | 23,8 | 72,7 | 7 | 0 |
| 20237 analyses, dont 0 non quantifiées | 21,9 | 58,2 | 7 | 0 |
| 20249 analyses, dont 0 non quantifiées | 16,8 | 42,3 | 9 | 0 |
| 202512 analyses, dont 0 non quantifiées | 15,8 | 39,7 | 12 | 0 |
| 202614 analyses, dont 0 non quantifiées | 46,8 | 82,2 | 14 | 0 |
Prélèvement par prélèvement
Comparer Basse-Terre aux communes proches
| Basse-Terre (cette commune) | 82,2 | |
|---|---|---|
| Gourbeyre | 58,4 | |
| Baillif | 32,6 | |
| Vieux-Fort | 0,6 | |
| Saint-Claude | 82,2 | |
| Trois-Rivières | 1,1 | |
| Vieux-Habitants | 88,4 | |
| Capesterre-Belle-Eau | 51,8 | |
| Bouillante | 63,2 |
Sur ce paramètre, Basse-Terre se classe 27e sur 32 communes de la Guadeloupe, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 1 autre commune à la même valeur.
De quel réseau viennent ces analyses
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution BASSE TERRE-SAINT CLAUDE, dont l’exploitant est SMGEAG. Le laboratoire y a analysé 377 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Basse-Terre.
Que faire de cette eau à Basse-Terre
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre le goût de chlore : le chlore libre part au charbon
- Le chlore libre part sur un simple charbon actif, avec une grande partie des trihalométhanes et sans que la minéralisation de l’eau de Basse-Terre en soit modifiée. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau restent sous la limite ; ils suffisent pourtant souvent à laisser un goût dont on cherche à se défaire.
- Le chlore garantit la potabilité jusqu’à votre robinet : le retirer ne pose aucun problème dans un verre, mais une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
Les trihalométhanes ne sont pas ajoutés à l’eau : ils s’y forment, lorsque le chlore rencontre la matière organique naturellement présente. Ce chlore résiduel a sa raison d’être, garantir la potabilité tout au long du parcours jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.