PFAS dans l’eau du robinet à Beaucroissant
0,118 µg/L : c’est le résultat de la dernière analyse de la somme des 20 PFAS sur l’eau distribuée à Beaucroissant, pour un plafond réglementaire de 0,1 µg/L. Au total, 16 analyses composent la série, la plus récente datée du 3 octobre 2025. La moyenne de l’Isère s’établit à 0,0077 µg/L, soit moins que cette commune.
Les relevés un à un
Comparer Beaucroissant aux communes proches
| Beaucroissant (cette commune) | 0,118 | |
|---|---|---|
| Rives | 0,038 | |
| Renage | 0,118 | |
| Izeaux | 0,0 | |
| Charnècles | 0,017 | |
| Réaumont | 0,017 | |
| Vourey | 0,017 | |
| Saint-Blaise-du-Buis | 0,017 |
Sur ce paramètre, Beaucroissant se classe 462e sur 463 communes de l’Isère, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 1 autre commune à la même valeur.
L’origine du chiffre
Ces valeurs viennent d’un seul réseau, RENAGE PRINCIPALE, que gère REGIE DES EAUX DE BIEVRE EST, où 152 prélèvements ont fait l’objet d’une analyse. L’objet du contrôle sanitaire est l’unité de distribution, non la commune : les autres communes alimentées par ce réseau partagent les résultats affichés pour Beaucroissant.
Que faire de cette eau à Beaucroissant
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre les PFAS : la famille entière passe par l’osmose inverse
- L’osmose inverse les retient tous, chaînes courtes comprises. Le charbon actif en bloc, lui, plafonne : bon sur les longues (PFOA, PFOS), nettement moins sur les courtes. Des deux procédés domestiques, un seul couvre donc la famille entière des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Beaucroissant.
- Ni une carafe filtrante ni un adoucisseur n’y peuvent rien : la première n’a ni le média ni le temps de contact nécessaires, le second échange seulement du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.