Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Benon
La dernière mesure des trihalométhanes à Benon donne 51,0 µg/L, pour une limite réglementaire de 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 22 mai 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 5 analyses. À l’échelle de la Charente-Maritime, la moyenne atteint 18,9 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
L’évolution depuis 2016
Au fil des années 2016 à 2026, la moyenne calculée chaque année a augmenté de 95 % : elle passe de 26,2 à 51,0 µg/L, avec une pointe à 54,0 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20162 analyses, dont 0 non quantifiées | 26,2 | 33,2 | 2 | 0 |
| 20172 analyses, dont 0 non quantifiées | 37,4 | 39,7 | 2 | 0 |
| 20182 analyses, dont 0 non quantifiées | 40,5 | 41,8 | 2 | 0 |
| 20193 analyses, dont 0 non quantifiées | 37,7 | 41,9 | 3 | 0 |
| 20202 analyses, dont 0 non quantifiées | 43,6 | 46,8 | 2 | 0 |
| 20212 analyses, dont 0 non quantifiées | 43,3 | 47,5 | 2 | 0 |
| 20222 analyses, dont 0 non quantifiées | 44,3 | 49,8 | 2 | 0 |
| 20232 analyses, dont 0 non quantifiées | 49,8 | 54,0 | 2 | 0 |
| 20242 analyses, dont 0 non quantifiées | 36,0 | 37,0 | 2 | 0 |
| 20252 analyses, dont 0 non quantifiées | 38,5 | 40,0 | 2 | 0 |
| 20261 analyse, dont 0 non quantifiées | 51,0 | 51,0 | 1 | 0 |
Chaque analyse, un point
Benon face à ses voisines
| Benon (cette commune) | 51,0 | |
|---|---|---|
| La Laigne | 51,0 | |
| Ferrières | 38,0 | |
| Vouhé | 48,0 | |
| Le Gué-d'Alleré | 38,0 | |
| La Grève-sur-Mignon | 51,0 | |
| Bouhet | 38,0 | |
| Courçon | 36,0 | |
| Cram-Chaban | 51,0 |
Sur ce paramètre, Benon se classe 435e sur 461 communes de la Charente-Maritime, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 7 autres communes à la même valeur.
D’où vient cette mesure
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution R. DE BENON-LA LAIGNE, dont l’exploitant est R.E.S.E.. Le laboratoire y a analysé 168 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Benon.
Que faire de cette eau à Benon
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : un simple charbon actif
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Benon, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Le chlore garantit la potabilité jusqu’à votre robinet : le retirer ne pose aucun problème dans un verre, mais une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
Entre l’usine et le robinet, c’est le chlore résiduel qui maintient la potabilité de l’eau. En contrepartie, il réagit avec la matière organique naturellement présente et donne naissance à des sous-produits, parmi lesquels les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.