PFAS dans l’eau du robinet à Blaringhem
Le suivi de la somme des 20 PFAS sur l’eau du robinet à Blaringhem affiche, au dernier prélèvement, 0,014 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 4 analyses menées jusqu’au 2 avril 2026. L’ensemble du Nord affiche une moyenne de 0,006 µg/L, sous la valeur de cette commune.
Les relevés un à un
Autour de Blaringhem
| Blaringhem (cette commune) | 0,014 | |
|---|---|---|
| Boëseghem | 0,014 | |
| Wittes | 0,0 | |
| Sercus | 0,014 | |
| Lynde | 0,014 | |
| Racquinghem | 0,0 | |
| Wardrecques | 0,0 | |
| Ebblinghem | 0,014 | |
| Aire-sur-la-Lys | 0,0 |
Sur ce paramètre, Blaringhem se classe 435e sur 609 communes du Nord, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 79 autres communes à la même valeur.
De quel réseau viennent ces analyses
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution EBBLINGHEM, dont l’exploitant est SIDEN-SIAN NOREADE CASSEL. Le laboratoire y a analysé 2 429 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Blaringhem.
Que faire de cette eau à Blaringhem
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre les PFAS : le charbon actif décroche sur les chaînes courtes
- L’osmose inverse arrête les chaînes courtes comme les longues des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Blaringhem. Le charbon actif en bloc est efficace sur les chaînes longues (PFOA, PFOS) et beaucoup moins sur les courtes : des deux procédés domestiques, l’osmose inverse est le seul à couvrir l’ensemble de la famille.
- Une carafe filtrante ne fait pas l’affaire : il lui manque le média comme le temps de contact. Un adoucisseur non plus, qui se borne à échanger du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.