PFAS dans l’eau du robinet à Bourg-lès-Valence
La dernière mesure de la somme des 20 PFAS à Bourg-lès-Valence donne 0,006 µg/L, pour une limite réglementaire de 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 13 analyses menées jusqu’au 7 mai 2026 ; 1 d’entre elles n’a rien quantifié. Rapportée à la moyenne de la Drôme, qui vaut 0,0031 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
Ce que montrent les moyennes depuis 2022
Le maximum relevé entre 2022 et 2026 est de 0,0443 µg/L. Sur la même période, la moyenne annuelle des valeurs quantifiées a baissé de 71 %, de 0,0263 à 0,0075 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20222 analyses, dont 1 non quantifiée | 0,0263 | 0,0263 | 2 | 1 |
| 20234 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,0398 | 0,0443 | 4 | 0 |
| 20244 analyses, dont 1 non quantifiée | 0,0136 | 0,021 | 4 | 1 |
| 20257 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,027 | 0,033 | 7 | 0 |
| 20262 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,0075 | 0,009 | 2 | 0 |
Le détail des prélèvements récents
Les communes voisines de Bourg-lès-Valence
| Bourg-lès-Valence (cette commune) | 0,006 | |
|---|---|---|
| Cornas | 0,039 | |
| Guilherand-Granges | 0,023 | |
| Valence | 0,021 | |
| Saint-Marcel-lès-Valence | 0,0 | |
| Châteaubourg | 0,01 | |
| Saint-Péray | 0,039 | |
| La Roche-de-Glun | 0,006 | |
| Pont-de-l'Isère | 0,0 |
Sur ce paramètre, Bourg-lès-Valence se classe 242e sur 275 communes de la Drôme, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 1 autre commune à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution BOURG LES VALENCE GENERAL, dont l’exploitant est VALENCE ROMANS EAU. Le laboratoire y a analysé 437 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Bourg-lès-Valence.
Que faire de cette eau à Bourg-lès-Valence
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre les PFAS : l’osmose inverse, seule à traiter toute la famille
- Couvrir l’ensemble des PFAS demande une osmose inverse : parmi ceux qui sont quantifiés dans l’eau distribuée à Bourg-lès-Valence, chaînes courtes et chaînes longues y sont arrêtées ensemble. Le charbon actif en bloc n’est à la hauteur que sur les longues (PFOA, PFOS) ; sur les courtes il décroche, et des deux procédés domestiques l’écart se joue là.
- La carafe filtrante n’a pas le média voulu, ni le temps de contact, et un adoucisseur, dont tout le travail est d’échanger du calcium contre du sodium, ne fait pas davantage contre les PFAS.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.