PFAS dans l’eau du robinet à Châtenay-Malabry
Le suivi de la somme des 20 PFAS sur l’eau du robinet à Châtenay-Malabry affiche, au dernier prélèvement, < 0,005 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 28 analyses menées jusqu’au 26 mars 2026 ; 12 d’entre elles n’ont rien quantifié. À l’échelle des Hauts-de-Seine, la moyenne atteint 0,0066 µg/L, un niveau supérieur à celui mesuré ici.
Au fil des prélèvements
Châtenay-Malabry et les communes alentour
Sur ce paramètre, Châtenay-Malabry se classe 1e sur 36 communes des Hauts-de-Seine, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 20 autres communes à la même valeur.
L’origine du chiffre
Ces valeurs viennent d’un seul réseau, SEDIF SUD, que gère VEOLIA FRANCILIANE, où 14 017 prélèvements ont fait l’objet d’une analyse. L’objet du contrôle sanitaire est l’unité de distribution, non la commune : les autres communes alimentées par ce réseau partagent les résultats affichés pour Châtenay-Malabry.
Que faire de cette eau à Châtenay-Malabry
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre les PFAS : deux procédés, un seul couvre toute la famille
- Seule l’osmose inverse couvre la famille entière des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Châtenay-Malabry, chaînes courtes autant que longues. Le charbon actif en bloc, l’autre procédé domestique, s’en tient aux chaînes longues (PFOA, PFOS), et son efficacité tombe sur les courtes.
- Une carafe filtrante ne fait pas l’affaire : il lui manque le média comme le temps de contact. Un adoucisseur non plus, qui se borne à échanger du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.