PFAS dans l’eau du robinet à Coubert
0,007 µg/L : c’est le résultat de la dernière analyse de la somme des 20 PFAS sur l’eau distribuée à Coubert, pour un plafond réglementaire de 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 7 analyses menées jusqu’au 27 mai 2026. À l’échelle de Seine-et-Marne, la moyenne atteint 0,0042 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
Les relevés un à un
Coubert face à ses voisines
Aucune commune voisine ne dispose de cette mesure.
Sur ce paramètre, Coubert se classe 253e sur 329 communes de Seine-et-Marne, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 17 autres communes à la même valeur.
D’où vient cette mesure
Elle provient du réseau LIMOGES FOURCHES - CDA MVS, exploité par EAU DU SUD PARISIEN, sur lequel 215 prélèvements ont été analysés. Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes : les communes desservies par ce même réseau affichent donc les mêmes valeurs.
Que faire de cette eau à Coubert
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre les PFAS : chaînes courtes comprises, l’osmose inverse
- Couvrir l’ensemble des PFAS demande une osmose inverse : parmi ceux qui sont quantifiés dans l’eau distribuée à Coubert, chaînes courtes et chaînes longues y sont arrêtées ensemble. Le charbon actif en bloc n’est à la hauteur que sur les longues (PFOA, PFOS) ; sur les courtes il décroche, et des deux procédés domestiques l’écart se joue là.
- L’adoucisseur est hors sujet ici : son échange de calcium contre du sodium ne touche pas ces molécules. La carafe filtrante l’est tout autant, faute du média nécessaire et d’un temps de contact suffisant.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.