Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Denée
Le suivi des trihalométhanes sur l’eau du robinet à Denée affiche, au dernier prélèvement, 34,0 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 8 analyses menées jusqu’au 31 mars 2026. 30,2 µg/L : c’est la moyenne relevée de Maine-et-Loire, donc moins que ce que mesure la commune.
Ce que montrent les moyennes depuis 2016
Entre 2016 et 2026, la moyenne annuelle est restée stable (+ 7 %), passant de 31,9 à 34,0 µg/L. Le maximum de la période atteint 55,0 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20166 analyses, dont 0 non quantifiées | 31,9 | 42,3 | 6 | 0 |
| 20177 analyses, dont 0 non quantifiées | 22,4 | 33,6 | 7 | 0 |
| 20189 analyses, dont 0 non quantifiées | 27,7 | 39,2 | 9 | 0 |
| 20194 analyses, dont 0 non quantifiées | 26,1 | 33,7 | 4 | 0 |
| 20203 analyses, dont 0 non quantifiées | 43,0 | 48,0 | 3 | 0 |
| 20212 analyses, dont 0 non quantifiées | 21,0 | 22,0 | 2 | 0 |
| 20224 analyses, dont 0 non quantifiées | 35,3 | 55,0 | 4 | 0 |
| 20234 analyses, dont 0 non quantifiées | 36,3 | 54,0 | 4 | 0 |
| 20243 analyses, dont 0 non quantifiées | 39,0 | 44,0 | 3 | 0 |
| 20254 analyses, dont 0 non quantifiées | 45,3 | 54,0 | 4 | 0 |
| 20261 analyse, dont 0 non quantifiées | 34,0 | 34,0 | 1 | 0 |
Le détail des prélèvements récents
Autour de Denée
| Denée (cette commune) | 34,0 | |
|---|---|---|
| Béhuard | 34,0 | |
| Mozé-sur-Louet | 17,0 | |
| Saint-Jean-de-la-Croix | 15,0 | |
| Mûrs-Erigné | 26,0 | |
| Rochefort-sur-Loire | 34,0 | |
| Savennières | 26,0 | |
| Bouchemaine | 26,0 | |
| Sainte-Gemmes-sur-Loire | 26,0 |
Sur ce paramètre, Denée se classe 140e sur 175 communes de Maine-et-Loire, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 9 autres communes à la même valeur.
D’où vient cette mesure
Elle provient du réseau BEHUARD, exploité par SAUR ANJOU MAINE, sur lequel 210 prélèvements ont été analysés. Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes : les communes desservies par ce même réseau affichent donc les mêmes valeurs.
Que faire de cette eau à Denée
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- Le goût vient de sous-produits qui restent sous la limite : ceux qui sont mesurés sur ce réseau ne la dépassent pas, et marquent quand même souvent l’eau. Le chlore libre et une bonne partie des trihalométhanes s’arrêtent sur un charbon actif, qui laisse la minéralisation de l’eau de Denée inchangée.
- La potabilité tient au chlore jusqu’au robinet : aucun problème à le retirer pour boire, à ceci près qu’une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Entre l’usine et le robinet, c’est le chlore résiduel qui maintient la potabilité de l’eau. En contrepartie, il réagit avec la matière organique naturellement présente et donne naissance à des sous-produits, parmi lesquels les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.