PFAS dans l’eau du robinet à Dijon
Le dernier contrôle de la somme des 20 PFAS effectué à Dijon ressort à 0,0032 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 0,1 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 23 février 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 5 analyses. La moyenne de la Côte-d’Or s’établit à 0,0089 µg/L, soit davantage que cette commune.
Chaque analyse, un point
Comparer Dijon aux communes proches
| Dijon (cette commune) | 0,0032 | |
|---|---|---|
| Fontaine-lès-Dijon | 0,0018 | |
| Talant | 0,0029 | |
| Chenôve | 0,0044 | |
| Longvic | 0,0054 | |
| Ruffey-lès-Echirey | 0,0033 | |
| Daix | 0,0026 |
Sur ce paramètre, Dijon se classe 85e sur 216 communes de la Côte-d’Or, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 4 autres communes à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
L’eau analysée circule sur le réseau DIJON METROPOLE, DIJON, F.D'OUCHE-MARCS, dont ODIVEA assure l’exploitation. Au total, 387 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Dijon
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre les PFAS : chaînes courtes comprises, l’osmose inverse
- Couvrir l’ensemble des PFAS demande une osmose inverse : parmi ceux qui sont quantifiés dans l’eau distribuée à Dijon, chaînes courtes et chaînes longues y sont arrêtées ensemble. Le charbon actif en bloc n’est à la hauteur que sur les longues (PFOA, PFOS) ; sur les courtes il décroche, et des deux procédés domestiques l’écart se joue là.
- Ni une carafe filtrante ni un adoucisseur n’y peuvent rien : la première n’a ni le média ni le temps de contact nécessaires, le second échange seulement du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.