Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Étréaupont
À Étréaupont, le relevé le plus récent des trihalométhanes s’établit à 61,2 µg/L, contre une limite réglementaire fixée à 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 11 juin 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 15 analyses. À l’échelle de l’Aisne, la moyenne atteint 13,9 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
L’évolution depuis 2016
Au fil des années 2016 à 2026, la moyenne calculée chaque année a augmenté de 124 % : elle passe de 20,8 à 46,5 µg/L, avec une pointe à 124,7 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20162 analyses, dont 0 non quantifiées | 20,8 | 33,1 | 2 | 0 |
| 20172 analyses, dont 0 non quantifiées | 23,1 | 31,3 | 2 | 0 |
| 20183 analyses, dont 0 non quantifiées | 35,6 | 58,7 | 3 | 0 |
| 20195 analyses, dont 0 non quantifiées | 53,1 | 124,7 | 5 | 0 |
| 20208 analyses, dont 0 non quantifiées | 23,3 | 88,8 | 8 | 0 |
| 20214 analyses, dont 0 non quantifiées | 37,7 | 75,6 | 4 | 0 |
| 20223 analyses, dont 0 non quantifiées | 21,9 | 34,1 | 3 | 0 |
| 20234 analyses, dont 0 non quantifiées | 24,4 | 32,8 | 4 | 0 |
| 20243 analyses, dont 0 non quantifiées | 36,4 | 79,7 | 3 | 0 |
| 20254 analyses, dont 0 non quantifiées | 88,0 | 91,9 | 4 | 0 |
| 20268 analyses, dont 0 non quantifiées | 46,5 | 71,5 | 8 | 0 |
Chaque analyse, un point
Étréaupont et les communes alentour
| Étréaupont (cette commune) | 61,2 | |
|---|---|---|
| La Bouteille | 7,0 | |
| Luzoir | 7,0 | |
| Gergny | 7,0 | |
| Effry | 7,0 | |
| Sorbais | 61,2 | |
| Froidestrées | 61,2 | |
| Ohis | 7,0 | |
| Origny-en-Thiérache | 7,0 |
Sur ce paramètre, Étréaupont se classe 744e sur 776 communes de l’Aisne, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 32 autres communes à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
Ces valeurs viennent d’un seul réseau, ENGLANCOURT, que gère S.A.U.R. CENTRE NORD PICARDIE, où 468 prélèvements ont fait l’objet d’une analyse. L’objet du contrôle sanitaire est l’unité de distribution, non la commune : les autres communes alimentées par ce réseau partagent les résultats affichés pour Étréaupont.
Que faire de cette eau à Étréaupont
Une mesure de ce réseau justifie un traitement au robinet. Chaque bloc cite la valeur qui le déclenche : rien n’est recommandé ici sans le chiffre qui le justifie, et aucun procédé n’est donné sans ce qu’il ne sait pas faire.
Contre le goût de chlore : rien de plus qu’un charbon actif
- La minéralisation n’est pas modifiée par un charbon actif, qui retire pourtant le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes de l’eau distribuée à Étréaupont. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau sont sous la limite, mais suffisent souvent au goût que l’on veut faire partir.
- Une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur : le chlore qu’on lui a retiré est ce qui garantissait la potabilité jusqu’au robinet. Bue tout de suite, elle ne pose aucun problème.
Comprendre les trihalométhanes
Le chlore résiduel est ce qui garantit qu’une eau reste potable entre l’usine et le robinet. Son inconvénient est connu : en réagissant avec la matière organique naturellement présente, il forme des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.