Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Fillière
Le suivi des trihalométhanes sur l’eau du robinet à Fillière affiche, au dernier prélèvement, 55,0 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 3 avril 2025 et s’inscrit dans un ensemble de 3 analyses. L’ensemble de la Haute-Savoie affiche une moyenne de 5,8 µg/L, sous la valeur de cette commune.
L’évolution depuis 2016
De 13,7 en 2016 à 55,0 µg/L en 2025, la moyenne annuelle des analyses a augmenté de 301 %. La valeur la plus haute de ces années est de 55,0 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20162 analyses, dont 0 non quantifiées | 13,7 | 20,0 | 2 | 0 |
| 20172 analyses, dont 0 non quantifiées | 20,6 | 32,0 | 2 | 0 |
| 20182 analyses, dont 0 non quantifiées | 16,0 | 21,0 | 2 | 0 |
| 20192 analyses, dont 0 non quantifiées | 10,9 | 14,0 | 2 | 0 |
| 20202 analyses, dont 0 non quantifiées | 21,5 | 29,0 | 2 | 0 |
| 20212 analyses, dont 0 non quantifiées | 7,2 | 13,0 | 2 | 0 |
| 20222 analyses, dont 0 non quantifiées | 2,1 | 3,5 | 2 | 0 |
| 20232 analyses, dont 0 non quantifiées | 13,0 | 13,0 | 2 | 0 |
| 20242 analyses, dont 0 non quantifiées | 31,6 | 46,8 | 2 | 0 |
| 20251 analyse, dont 0 non quantifiées | 55,0 | 55,0 | 1 | 0 |
Prélèvement par prélèvement
Autour de Fillière
| Fillière (cette commune) | 55,0 | |
|---|---|---|
| Groisy | 55,0 | |
| Charvonnex | 12,4 | |
| Villaz | 3,1 | |
| Villy-le-Bouveret | 3,1 | |
| Menthonnex-en-Bornes | 3,1 | |
| Villy-le-Pelloux | 7,5 | |
| Eteaux | 3,9 | |
| La Roche-sur-Foron | 0,0 |
Sur ce paramètre, Fillière se classe 199e sur 200 communes de la Haute-Savoie, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 1 autre commune à la même valeur.
L’origine du chiffre
Le réseau à l’origine de ces chiffres est FILLIERE - RESEAU PRINCIPAL (exploitant : CA DU GRAND ANNECY), avec 206 prélèvements analysés. Parce que le contrôle sanitaire s’applique à des unités de distribution et non à des communes, Fillière et les autres communes du même réseau affichent des valeurs identiques.
Que faire de cette eau à Fillière
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre le goût de chlore : le chlore libre part au charbon
- Le goût vient de sous-produits qui restent sous la limite : ceux qui sont mesurés sur ce réseau ne la dépassent pas, et marquent quand même souvent l’eau. Le chlore libre et une bonne partie des trihalométhanes s’arrêtent sur un charbon actif, qui laisse la minéralisation de l’eau de Fillière inchangée.
- Le chlore tient l’eau potable jusqu’au robinet : l’ôter dans un verre ne pose aucun problème, mais une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Entre l’usine et le robinet, c’est le chlore résiduel qui maintient la potabilité de l’eau. En contrepartie, il réagit avec la matière organique naturellement présente et donne naissance à des sous-produits, parmi lesquels les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.