PFAS dans l’eau du robinet à Frépillon
Le dernier contrôle de la somme des 20 PFAS effectué à Frépillon ressort à < 0,029 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 0,1 µg/L. Elle repose sur 6 analyses, dont 1 n’a rien quantifié, la dernière le 28 janvier 2026. La moyenne du Val-d’Oise s’établit à 0,0033 µg/L, soit moins que cette commune.
Chaque analyse, un point
Frépillon et les communes alentour
Sur ce paramètre, Frépillon se classe 1e sur 157 communes du Val-d’Oise, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 101 autres communes à la même valeur.
De quel réseau viennent ces analyses
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution CACP EST-SUD, dont l’exploitant est FRANCILIANE DE VEOLIA. Le laboratoire y a analysé 8 094 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Frépillon.
Que faire de cette eau à Frépillon
Une mesure de ce réseau justifie un traitement au robinet. Chaque bloc cite la valeur qui le déclenche : rien n’est recommandé ici sans le chiffre qui le justifie, et aucun procédé n’est donné sans ce qu’il ne sait pas faire.
Contre les PFAS : l’osmose inverse, seule à traiter toute la famille
- L’osmose inverse les retient tous, chaînes courtes comprises. Le charbon actif en bloc, lui, plafonne : bon sur les longues (PFOA, PFOS), nettement moins sur les courtes. Des deux procédés domestiques, un seul couvre donc la famille entière des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Frépillon.
- L’adoucisseur est hors sujet ici : son échange de calcium contre du sodium ne touche pas ces molécules. La carafe filtrante l’est tout autant, faute du média nécessaire et d’un temps de contact suffisant.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.