Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Gouzon
Le dernier contrôle des trihalométhanes effectué à Gouzon ressort à 51,4 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 12 novembre 2025 et s’inscrit dans un ensemble de 8 analyses. L’ensemble de la Creuse affiche une moyenne de 16,4 µg/L, sous la valeur de cette commune.
Ce que montrent les moyennes depuis 2016
Au fil des années 2016 à 2025, la moyenne calculée chaque année a augmenté de 326 % : elle passe de 9,3 à 39,6 µg/L, avec une pointe à 51,4 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20164 analyses, dont 0 non quantifiées | 9,3 | 13,5 | 4 | 0 |
| 20174 analyses, dont 0 non quantifiées | 10,8 | 17,3 | 4 | 0 |
| 20182 analyses, dont 0 non quantifiées | 9,5 | 10,3 | 2 | 0 |
| 20193 analyses, dont 0 non quantifiées | 10,5 | 17,0 | 3 | 0 |
| 20203 analyses, dont 0 non quantifiées | 14,4 | 20,8 | 3 | 0 |
| 20212 analyses, dont 0 non quantifiées | 9,9 | 12,4 | 2 | 0 |
| 20222 analyses, dont 0 non quantifiées | 10,6 | 11,8 | 2 | 0 |
| 20233 analyses, dont 0 non quantifiées | 13,8 | 26,6 | 3 | 0 |
| 20243 analyses, dont 0 non quantifiées | 14,0 | 20,0 | 3 | 0 |
| 20255 analyses, dont 0 non quantifiées | 39,6 | 51,4 | 5 | 0 |
Le détail des prélèvements récents
Gouzon face à ses voisines
| Gouzon (cette commune) | 51,4 | |
|---|---|---|
| La Celle-sous-Gouzon | 51,4 | |
| Pierrefitte | 15,1 | |
| Trois-Fonds | 51,4 | |
| Parsac | 51,4 | |
| Saint-Loup | 15,1 | |
| Saint-Chabrais | 15,1 | |
| Saint-Dizier-la-Tour | 16,0 | |
| Saint-Silvain-sous-Toulx | 51,4 |
Sur ce paramètre, Gouzon se classe 195e sur 224 communes de la Creuse, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 15 autres communes à la même valeur.
De quel réseau viennent ces analyses
L’eau analysée circule sur le réseau BASSIN DE GOUZON, dont CONFLUENCE EAUX assure l’exploitation. Au total, 292 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Gouzon
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre le goût de chlore : le charbon actif, sans plus
- Le chlore libre part sur un simple charbon actif, avec une grande partie des trihalométhanes et sans que la minéralisation de l’eau de Gouzon en soit modifiée. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau restent sous la limite ; ils suffisent pourtant souvent à laisser un goût dont on cherche à se défaire.
- La potabilité tient au chlore jusqu’au robinet : aucun problème à le retirer pour boire, à ceci près qu’une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Les trihalométhanes ne sont pas ajoutés à l’eau : ils s’y forment, lorsque le chlore rencontre la matière organique naturellement présente. Ce chlore résiduel a sa raison d’être, garantir la potabilité tout au long du parcours jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.