Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Goyave
Le suivi des trihalométhanes sur l’eau du robinet à Goyave affiche, au dernier prélèvement, 44,8 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 36 analyses menées jusqu’au 18 mai 2026. Rapportée à la moyenne de la Guadeloupe, qui vaut 40,5 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
Les relevés un à un
Comparer Goyave aux communes proches
| Goyave (cette commune) | 44,8 | |
|---|---|---|
| Petit-Bourg | 45,4 | |
| Capesterre-Belle-Eau | 51,8 | |
| Vieux-Habitants | 88,4 | |
| Saint-Claude | 82,2 | |
| Baillif | 32,6 | |
| Baie-Mahault | 45,4 | |
| Lamentin | 89,3 | |
| Trois-Rivières | 1,1 |
Sur ce paramètre, Goyave se classe 17e sur 32 communes de la Guadeloupe, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 1 autre commune à la même valeur.
De quel réseau viennent ces analyses
Ces valeurs viennent d’un seul réseau, UDI FEEDER, que gère SMGEAG, où 193 prélèvements ont fait l’objet d’une analyse. L’objet du contrôle sanitaire est l’unité de distribution, non la commune : les autres communes alimentées par ce réseau partagent les résultats affichés pour Goyave.
Que faire de cette eau à Goyave
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- Le goût vient de sous-produits qui restent sous la limite : ceux qui sont mesurés sur ce réseau ne la dépassent pas, et marquent quand même souvent l’eau. Le chlore libre et une bonne partie des trihalométhanes s’arrêtent sur un charbon actif, qui laisse la minéralisation de l’eau de Goyave inchangée.
- Le chlore garantit la potabilité jusqu’à votre robinet : le retirer ne pose aucun problème dans un verre, mais une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
Entre l’usine et le robinet, c’est le chlore résiduel qui maintient la potabilité de l’eau. En contrepartie, il réagit avec la matière organique naturellement présente et donne naissance à des sous-produits, parmi lesquels les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.