Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Kourou
46,4 µg/L : c’est le résultat de la dernière analyse des trihalométhanes sur l’eau distribuée à Kourou, pour un plafond réglementaire de 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 28 analyses menées jusqu’au 17 juin 2026. À l’échelle de la Guyane, la moyenne atteint 31,5 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
Année par année, à partir de 2016
Entre 2016 et 2026, la moyenne annuelle a augmenté de 822 %, passant de 4,9 à 45,2 µg/L. Le maximum de la période atteint 137,8 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20167 analyses, dont 0 non quantifiées | 4,9 | 10,6 | 7 | 0 |
| 20176 analyses, dont 0 non quantifiées | 34,0 | 50,4 | 6 | 0 |
| 20186 analyses, dont 0 non quantifiées | 45,1 | 60,3 | 6 | 0 |
| 20196 analyses, dont 1 non quantifiée | 40,4 | 82,7 | 6 | 1 |
| 20204 analyses, dont 0 non quantifiées | 48,5 | 54,4 | 4 | 0 |
| 20213 analyses, dont 0 non quantifiées | 45,6 | 52,0 | 3 | 0 |
| 20226 analyses, dont 0 non quantifiées | 59,1 | 71,1 | 6 | 0 |
| 20237 analyses, dont 0 non quantifiées | 109,5 | 137,8 | 7 | 0 |
| 20246 analyses, dont 0 non quantifiées | 65,5 | 105,0 | 6 | 0 |
| 20258 analyses, dont 0 non quantifiées | 39,8 | 65,4 | 8 | 0 |
| 202614 analyses, dont 0 non quantifiées | 45,2 | 110,3 | 14 | 0 |
Au fil des prélèvements
Kourou et les communes alentour
| Kourou (cette commune) | 46,4 | |
|---|---|---|
| Montsinéry-Tonnegrande | 46,4 | |
| Macouria | 46,4 | |
| Sinnamary | 141,7 | |
| Matoury | 46,4 | |
| Cayenne | 46,4 | |
| Roura | 46,4 | |
| Saint-Élie | 0,0 |
Sur ce paramètre, Kourou se classe 13e sur 22 communes de la Guyane, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 5 autres communes à la même valeur.
L’origine du chiffre
Ces valeurs viennent d’un seul réseau, KOUROU, que gère SOCIETE GUYANAISE DES EAUX, où 543 prélèvements ont fait l’objet d’une analyse. L’objet du contrôle sanitaire est l’unité de distribution, non la commune : les autres communes alimentées par ce réseau partagent les résultats affichés pour Kourou.
Que faire de cette eau à Kourou
Traiter cette eau au robinet se justifie sur un point du relevé de ce réseau. La valeur en cause est rappelée en tête de bloc, aucun conseil ne tient sans elle, et chaque équipement arrive accompagné de ses limites.
Contre le goût de chlore : le chlore libre part au charbon
- Un simple charbon actif retire le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes, sans toucher à la minéralisation de l’eau de Kourou. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau restent sous la limite, mais ils suffisent souvent à donner un goût que l’on cherche à supprimer.
- Le chlore tient l’eau potable jusqu’au robinet : l’ôter dans un verre ne pose aucun problème, mais une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Entre l’usine et le robinet, c’est le chlore résiduel qui maintient la potabilité de l’eau. En contrepartie, il réagit avec la matière organique naturellement présente et donne naissance à des sous-produits, parmi lesquels les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.