Chloration et trihalométhanes dans l’eau à La Motte (Côtes-d'Armor)
Le suivi des trihalométhanes sur l’eau du robinet à La Motte affiche, au dernier prélèvement, 33,0 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 100,0 µg/L. Derrière ce chiffre, 11 analyses, jusqu’au relevé du 3 juin 2026. 27,3 µg/L : c’est la moyenne relevée des Côtes-d’Armor, donc moins que ce que mesure la commune.
Le suivi année après année depuis 2016
Entre 2016 et 2026, la moyenne annuelle a augmenté de 189 %, passant de 7,4 à 21,4 µg/L. Le maximum de la période atteint 55,5 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20163 analyses, dont 0 non quantifiées | 7,4 | 10,8 | 3 | 0 |
| 20173 analyses, dont 0 non quantifiées | 46,3 | 55,5 | 3 | 0 |
| 20182 analyses, dont 0 non quantifiées | 9,0 | 12,8 | 2 | 0 |
| 20192 analyses, dont 0 non quantifiées | 30,0 | 55,4 | 2 | 0 |
| 20202 analyses, dont 0 non quantifiées | 36,7 | 41,5 | 2 | 0 |
| 20213 analyses, dont 0 non quantifiées | 21,2 | 38,6 | 3 | 0 |
| 20222 analyses, dont 0 non quantifiées | 25,2 | 42,2 | 2 | 0 |
| 20233 analyses, dont 0 non quantifiées | 20,9 | 40,5 | 3 | 0 |
| 20242 analyses, dont 0 non quantifiées | 26,1 | 43,8 | 2 | 0 |
| 20253 analyses, dont 0 non quantifiées | 14,9 | 36,6 | 3 | 0 |
| 20266 analyses, dont 0 non quantifiées | 21,4 | 33,0 | 6 | 0 |
Prélèvement par prélèvement
Comparer La Motte aux communes proches
| La Motte (cette commune) | 33,0 | |
|---|---|---|
| Plouguenast-Langast | 33,0 | |
| Grâce-Uzel | 11,3 | |
| La Prénessaye | 9,5 | |
| Loudéac | 9,5 | |
| Gausson | 11,3 | |
| Trévé | 22,9 | |
| Saint-Hervé | 13,0 | |
| Saint-Thélo | 33,0 |
Sur ce paramètre, La Motte se classe 231e sur 344 communes des Côtes-d’Armor, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 6 autres communes à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
L’eau analysée circule sur le réseau PLOUGUENAST SUD, dont MAIRIE DE PLOUGUENAST-LANGAST assure l’exploitation. Au total, 233 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à La Motte
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre le goût de chlore : rien de plus qu’un charbon actif
- La minéralisation n’est pas modifiée par un charbon actif, qui retire pourtant le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes de l’eau distribuée à La Motte. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau sont sous la limite, mais suffisent souvent au goût que l’on veut faire partir.
- Le chlore tient l’eau potable jusqu’au robinet : l’ôter dans un verre ne pose aucun problème, mais une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Toute désinfection au chlore se paie de sous-produits : la matière organique naturellement présente dans l’eau réagit avec lui et forme notamment des trihalométhanes. La dose résiduelle entretenue dans les canalisations est ce qui garde l’eau potable jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.