Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Lannion
Le dernier contrôle des trihalométhanes effectué à Lannion ressort à 40,5 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 100,0 µg/L. Derrière ce chiffre, 13 analyses, jusqu’au relevé du 29 avril 2026. Rapportée à la moyenne des Côtes-d’Armor, qui vaut 27,3 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
La série annuelle ouverte en 2016
Au fil des années 2016 à 2026, la moyenne calculée chaque année est restée stable (− 9 %) : elle passe de 41,6 à 38,0 µg/L, avec une pointe à 142,1 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20163 analyses, dont 0 non quantifiées | 41,6 | 55,8 | 3 | 0 |
| 20173 analyses, dont 0 non quantifiées | 48,5 | 51,2 | 3 | 0 |
| 20183 analyses, dont 0 non quantifiées | 50,7 | 73,0 | 3 | 0 |
| 20193 analyses, dont 0 non quantifiées | 41,7 | 48,3 | 3 | 0 |
| 20203 analyses, dont 0 non quantifiées | 61,1 | 72,4 | 3 | 0 |
| 20216 analyses, dont 0 non quantifiées | 90,8 | 142,1 | 6 | 0 |
| 20223 analyses, dont 0 non quantifiées | 38,3 | 51,6 | 3 | 0 |
| 20234 analyses, dont 0 non quantifiées | 38,1 | 42,5 | 4 | 0 |
| 20244 analyses, dont 0 non quantifiées | 45,9 | 73,5 | 4 | 0 |
| 20254 analyses, dont 0 non quantifiées | 40,8 | 45,6 | 4 | 0 |
| 20265 analyses, dont 0 non quantifiées | 38,0 | 52,0 | 5 | 0 |
Les relevés un à un
Lannion face à ses voisines
| Lannion (cette commune) | 40,5 | |
|---|---|---|
| Ploulec'h | 57,4 | |
| Saint-Quay-Perros | 56,3 | |
| Louannec | 56,3 | |
| Rospez | 8,2 | |
| Ploubezre | 20,9 | |
| Pleumeur-Bodou | 40,5 | |
| Ploumilliau | 25,2 | |
| Trébeurden | 36,4 |
Sur ce paramètre, Lannion se classe 286e sur 344 communes des Côtes-d’Armor, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 1 autre commune à la même valeur.
De quel réseau viennent ces analyses
L’eau analysée circule sur le réseau PLEUMEUR BODOU, dont CA LANNION-TRÉGOR COMMUNAUTÉ assure l’exploitation. Au total, 338 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Lannion
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Lannion, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Le chlore garantit la potabilité jusqu’à votre robinet : le retirer ne pose aucun problème dans un verre, mais une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
Le chlore résiduel est ce qui garantit qu’une eau reste potable entre l’usine et le robinet. Son inconvénient est connu : en réagissant avec la matière organique naturellement présente, il forme des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.