Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Magnac-Laval
Le suivi des trihalométhanes sur l’eau du robinet à Magnac-Laval affiche, au dernier prélèvement, 32,3 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 100,0 µg/L. Derrière ce chiffre, 5 analyses, jusqu’au relevé du 19 décembre 2025. La moyenne de la Haute-Vienne s’établit à 17,8 µg/L, soit moins que cette commune.
Le suivi année après année depuis 2018
Au fil des années 2018 à 2025, la moyenne calculée chaque année a augmenté de 95 % : elle passe de 12,9 à 25,1 µg/L, avec une pointe à 33,4 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20183 analyses, dont 0 non quantifiées | 12,9 | 18,6 | 3 | 0 |
| 20191 analyse, dont 0 non quantifiées | 10,1 | 10,1 | 1 | 0 |
| 20221 analyse, dont 0 non quantifiées | 12,5 | 12,5 | 1 | 0 |
| 20231 analyse, dont 0 non quantifiées | 24,4 | 24,4 | 1 | 0 |
| 20241 analyse, dont 0 non quantifiées | 18,1 | 18,1 | 1 | 0 |
| 20254 analyses, dont 0 non quantifiées | 25,1 | 33,4 | 4 | 0 |
Les relevés un à un
Magnac-Laval et les communes alentour
| Magnac-Laval (cette commune) | 32,3 | |
|---|---|---|
| Dinsac | 32,3 | |
| Tersannes | 32,3 | |
| La Bazeuge | 32,3 | |
| Saint-Léger-Magnazeix | 20,0 | |
| Droux | 32,3 | |
| Le Dorat | 32,3 | |
| Villefavard | 12,7 |
Sur ce paramètre, Magnac-Laval se classe 145e sur 183 communes de la Haute-Vienne, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 25 autres communes à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
Elle provient du réseau CHAMBORET (BEISSAT), exploité par AGUR, sur lequel 537 prélèvements ont été analysés. Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes : les communes desservies par ce même réseau affichent donc les mêmes valeurs.
Que faire de cette eau à Magnac-Laval
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : rien de plus qu’un charbon actif
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Magnac-Laval, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur : le chlore qu’on lui a retiré est ce qui garantissait la potabilité jusqu’au robinet. Bue tout de suite, elle ne pose aucun problème.
Comprendre les trihalométhanes
S’il subsiste du chlore dans l’eau distribuée, c’est pour qu’elle demeure potable sur tout le trajet qui sépare l’usine du robinet. Au contact de la matière organique naturellement présente, il engendre alors des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.