Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Mandelieu-la-Napoule
Le dernier contrôle des trihalométhanes effectué à Mandelieu-la-Napoule ressort à 41,2 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 24 juin 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 28 analyses. À l’échelle des Alpes-Maritimes, la moyenne atteint 7,6 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
Le suivi année après année depuis 2016
Au fil des années 2016 à 2026, la moyenne calculée chaque année a augmenté de 201 % : elle passe de 14,5 à 43,6 µg/L, avec une pointe à 69,9 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20167 analyses, dont 0 non quantifiées | 14,5 | 29,4 | 7 | 0 |
| 20177 analyses, dont 0 non quantifiées | 25,5 | 36,1 | 7 | 0 |
| 20187 analyses, dont 0 non quantifiées | 22,9 | 41,3 | 7 | 0 |
| 20196 analyses, dont 0 non quantifiées | 38,1 | 52,2 | 6 | 0 |
| 20208 analyses, dont 0 non quantifiées | 23,1 | 31,5 | 8 | 0 |
| 20215 analyses, dont 0 non quantifiées | 18,7 | 28,1 | 5 | 0 |
| 20226 analyses, dont 0 non quantifiées | 17,3 | 28,7 | 6 | 0 |
| 20238 analyses, dont 0 non quantifiées | 32,6 | 67,0 | 8 | 0 |
| 20246 analyses, dont 0 non quantifiées | 28,4 | 54,6 | 6 | 0 |
| 20258 analyses, dont 0 non quantifiées | 29,3 | 50,6 | 8 | 0 |
| 202614 analyses, dont 0 non quantifiées | 43,6 | 69,9 | 14 | 0 |
Prélèvement par prélèvement
Mandelieu-la-Napoule face à ses voisines
| Mandelieu-la-Napoule (cette commune) | 41,2 | |
|---|---|---|
| Théoule-sur-Mer | 8,7 | |
| Pégomas | 8,7 | |
| La Roquette-sur-Siagne | 8,7 | |
| Tanneron | 32,2 | |
| Cannes | 8,7 | |
| Les Adrets-de-l'Estérel | 13,5 | |
| Le Cannet | 8,7 | |
| Auribeau-sur-Siagne | 8,7 |
Sur ce paramètre, Mandelieu-la-Napoule se classe 157e sur 158 communes des Alpes-Maritimes, de la valeur la plus faible à la plus élevée.
De quel réseau viennent ces analyses
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution MANDELIEU LA NAPOULE - ZD3-AM, dont l’exploitant est CGE - VEOLIA. Le laboratoire y a analysé 657 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Mandelieu-la-Napoule.
Que faire de cette eau à Mandelieu-la-Napoule
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre le goût de chlore : un simple charbon actif
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Mandelieu-la-Napoule, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- La potabilité tient au chlore jusqu’au robinet : aucun problème à le retirer pour boire, à ceci près qu’une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Les trihalométhanes ne sont pas ajoutés à l’eau : ils s’y forment, lorsque le chlore rencontre la matière organique naturellement présente. Ce chlore résiduel a sa raison d’être, garantir la potabilité tout au long du parcours jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.