Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Maripasoula
Le dernier contrôle des trihalométhanes effectué à Maripasoula ressort à 112,8 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 100,0 µg/L. Au total, 4 analyses composent la série, la plus récente datée du 23 juin 2026. Rapportée à la moyenne de la Guyane, qui vaut 31,5 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
L’évolution depuis 2016
Le maximum relevé entre 2016 et 2026 est de 116,1 µg/L. Sur la même période, la moyenne annuelle des valeurs quantifiées a augmenté de 196 %, de 30,0 à 88,7 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20162 analyses, dont 0 non quantifiées | 30,0 | 50,8 | 2 | 0 |
| 20171 analyse, dont 0 non quantifiées | 36,7 | 36,7 | 1 | 0 |
| 20181 analyse, dont 0 non quantifiées | 104,3 | 104,3 | 1 | 0 |
| 20191 analyse, dont 0 non quantifiées | 76,8 | 76,8 | 1 | 0 |
| 20264 analyses, dont 0 non quantifiées | 88,7 | 116,1 | 4 | 0 |
Le détail des prélèvements récents
Autour de Maripasoula
Aucune commune voisine ne dispose de cette mesure.
Sur ce paramètre, Maripasoula se classe 21e sur 22 communes de la Guyane, de la valeur la plus faible à la plus élevée.
Le réseau derrière ces valeurs
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution MARIPASOULA, dont l’exploitant est SOCIETE GUYANAISE DES EAUX. Le laboratoire y a analysé 78 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Maripasoula.
Que faire de cette eau à Maripasoula
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre le goût de chlore : rien de plus qu’un charbon actif
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Maripasoula, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur : le chlore qu’on lui a retiré est ce qui garantissait la potabilité jusqu’au robinet. Bue tout de suite, elle ne pose aucun problème.
Comprendre les trihalométhanes
Entre l’usine et le robinet, c’est le chlore résiduel qui maintient la potabilité de l’eau. En contrepartie, il réagit avec la matière organique naturellement présente et donne naissance à des sous-produits, parmi lesquels les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.