PFAS dans l’eau du robinet à Menucourt
Le dernier contrôle de la somme des 20 PFAS effectué à Menucourt ressort à < 0,029 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 0,1 µg/L. Au total, 8 analyses composent la série, dont 3 sans aucune quantification, la plus récente datée du 11 mars 2026. Rapportée à la moyenne du Val-d’Oise, qui vaut 0,0033 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
Les relevés un à un
Menucourt et les communes alentour
| Menucourt (cette commune) | 0,0 | |
|---|---|---|
| Vaux-sur-Seine | 0,0 | |
| Boisemont | 0,0 | |
| Courdimanche | 0,0 | |
| Évecquemont | 0,0 | |
| Condécourt | 0,0 | |
| Sagy | 0,0 | |
| Tessancourt-sur-Aubette | 0,012 | |
| Vauréal | 0,0 |
Sur ce paramètre, Menucourt se classe 1e sur 157 communes du Val-d’Oise, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 101 autres communes à la même valeur.
L’origine du chiffre
Elle provient du réseau CACP OUEST, exploité par CYO', sur lequel 347 prélèvements ont été analysés. Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes : les communes desservies par ce même réseau affichent donc les mêmes valeurs.
Que faire de cette eau à Menucourt
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre les PFAS : l’osmose inverse, seule à traiter toute la famille
- Couvrir l’ensemble des PFAS demande une osmose inverse : parmi ceux qui sont quantifiés dans l’eau distribuée à Menucourt, chaînes courtes et chaînes longues y sont arrêtées ensemble. Le charbon actif en bloc n’est à la hauteur que sur les longues (PFOA, PFOS) ; sur les courtes il décroche, et des deux procédés domestiques l’écart se joue là.
- Une carafe filtrante ne fait pas l’affaire : il lui manque le média comme le temps de contact. Un adoucisseur non plus, qui se borne à échanger du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.