Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Missillac
Le dernier contrôle des trihalométhanes effectué à Missillac ressort à 40,0 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 3 juin 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 38 analyses. 26,3 µg/L : c’est la moyenne relevée de Loire-Atlantique, donc moins que ce que mesure la commune.
Ce que montrent les moyennes depuis 2016
De 6,8 en 2016 à 29,7 µg/L en 2026, la moyenne annuelle des analyses a augmenté de 337 %. La valeur la plus haute de ces années est de 70,0 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20164 analyses, dont 0 non quantifiées | 6,8 | 10,6 | 4 | 0 |
| 20173 analyses, dont 0 non quantifiées | 29,8 | 56,1 | 3 | 0 |
| 20183 analyses, dont 0 non quantifiées | 44,2 | 60,0 | 3 | 0 |
| 20193 analyses, dont 0 non quantifiées | 37,3 | 46,6 | 3 | 0 |
| 20205 analyses, dont 0 non quantifiées | 37,4 | 70,0 | 5 | 0 |
| 20217 analyses, dont 0 non quantifiées | 31,7 | 42,0 | 7 | 0 |
| 20227 analyses, dont 0 non quantifiées | 29,4 | 39,0 | 7 | 0 |
| 20238 analyses, dont 0 non quantifiées | 38,9 | 63,0 | 8 | 0 |
| 202415 analyses, dont 0 non quantifiées | 38,3 | 65,0 | 15 | 0 |
| 202513 analyses, dont 0 non quantifiées | 37,5 | 69,0 | 13 | 0 |
| 202610 analyses, dont 0 non quantifiées | 29,7 | 41,0 | 10 | 0 |
Les relevés un à un
Missillac et les communes alentour
| Missillac (cette commune) | 40,0 | |
|---|---|---|
| Sainte-Reine-de-Bretagne | 40,0 | |
| Saint-Dolay | 29,0 | |
| La Chapelle-des-Marais | 37,0 | |
| Nivillac | 37,0 | |
| Théhillac | 29,0 | |
| Pontchâteau | 40,0 | |
| Saint-Gildas-des-Bois | 40,0 | |
| Drefféac | 40,0 |
Sur ce paramètre, Missillac se classe 169e sur 207 communes de Loire-Atlantique, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 14 autres communes à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
L’eau analysée circule sur le réseau PONTCHATEAU (COMMUNE), dont SAINT-NAZAIRE AGGLO - LA CARENE assure l’exploitation. Au total, 1 721 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Missillac
Traiter cette eau au robinet se justifie sur un point du relevé de ce réseau. La valeur en cause est rappelée en tête de bloc, aucun conseil ne tient sans elle, et chaque équipement arrive accompagné de ses limites.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- La minéralisation n’est pas modifiée par un charbon actif, qui retire pourtant le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes de l’eau distribuée à Missillac. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau sont sous la limite, mais suffisent souvent au goût que l’on veut faire partir.
- La potabilité tient au chlore jusqu’au robinet : aucun problème à le retirer pour boire, à ceci près qu’une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Le chlore résiduel est ce qui garantit qu’une eau reste potable entre l’usine et le robinet. Son inconvénient est connu : en réagissant avec la matière organique naturellement présente, il forme des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.