Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Montluçon
Le dernier contrôle des trihalométhanes effectué à Montluçon ressort à 72,3 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 100,0 µg/L. Au total, 16 analyses composent la série, la plus récente datée du 2 juin 2026. 25,8 µg/L : c’est la moyenne relevée de l’Allier, donc moins que ce que mesure la commune.
Année par année, à partir de 2017
Au fil des années 2017 à 2026, la moyenne calculée chaque année a augmenté de 73 % : elle passe de 43,3 à 75,1 µg/L, avec une pointe à 112,6 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20175 analyses, dont 0 non quantifiées | 43,3 | 64,4 | 5 | 0 |
| 20189 analyses, dont 0 non quantifiées | 53,1 | 73,3 | 9 | 0 |
| 20194 analyses, dont 0 non quantifiées | 54,2 | 69,0 | 4 | 0 |
| 20204 analyses, dont 0 non quantifiées | 61,1 | 68,0 | 4 | 0 |
| 20215 analyses, dont 0 non quantifiées | 59,4 | 95,4 | 5 | 0 |
| 20225 analyses, dont 0 non quantifiées | 53,3 | 59,1 | 5 | 0 |
| 20235 analyses, dont 0 non quantifiées | 58,3 | 77,1 | 5 | 0 |
| 20245 analyses, dont 0 non quantifiées | 60,0 | 99,5 | 5 | 0 |
| 20258 analyses, dont 0 non quantifiées | 85,3 | 112,6 | 8 | 0 |
| 20263 analyses, dont 0 non quantifiées | 75,1 | 80,6 | 3 | 0 |
Le détail des prélèvements récents
Montluçon face à ses voisines
| Montluçon (cette commune) | 72,3 | |
|---|---|---|
| Désertines | 72,3 | |
| Lavault-Sainte-Anne | 35,8 | |
| Saint-Victor | 72,3 | |
| Domérat | 72,3 | |
| Prémilhat | 36,6 | |
| Saint-Angel | 35,8 | |
| Néris-les-Bains | 35,8 | |
| Lignerolles | 36,6 |
Sur ce paramètre, Montluçon se classe 314e sur 317 communes de l’Allier, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 3 autres communes à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
Le réseau à l’origine de ces chiffres est R.MONTLUCON - RIVE GAUCHE CHER (exploitant : MONTLUÇON COMMUNAUTÉ - EDCH ), avec 970 prélèvements analysés. Parce que le contrôle sanitaire s’applique à des unités de distribution et non à des communes, Montluçon et les autres communes du même réseau affichent des valeurs identiques.
Que faire de cette eau à Montluçon
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : le chlore libre part au charbon
- Le goût vient de sous-produits qui restent sous la limite : ceux qui sont mesurés sur ce réseau ne la dépassent pas, et marquent quand même souvent l’eau. Le chlore libre et une bonne partie des trihalométhanes s’arrêtent sur un charbon actif, qui laisse la minéralisation de l’eau de Montluçon inchangée.
- La potabilité tient au chlore jusqu’au robinet : aucun problème à le retirer pour boire, à ceci près qu’une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Le chlore résiduel est ce qui garantit qu’une eau reste potable entre l’usine et le robinet. Son inconvénient est connu : en réagissant avec la matière organique naturellement présente, il forme des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.