Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Pierrefeu-du-Var
Le suivi des trihalométhanes sur l’eau du robinet à Pierrefeu-du-Var affiche, au dernier prélèvement, 36,0 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 14 analyses menées jusqu’au 29 mai 2026. Rapportée à la moyenne du Var, qui vaut 15,9 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
Le suivi année après année depuis 2016
Au fil des années 2016 à 2026, la moyenne calculée chaque année a augmenté de 14 % : elle passe de 22,5 à 25,6 µg/L, avec une pointe à 71,2 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20161 analyse, dont 0 non quantifiées | 22,5 | 22,5 | 1 | 0 |
| 20172 analyses, dont 0 non quantifiées | 22,5 | 24,6 | 2 | 0 |
| 20182 analyses, dont 0 non quantifiées | 16,7 | 21,1 | 2 | 0 |
| 20194 analyses, dont 0 non quantifiées | 46,0 | 71,2 | 4 | 0 |
| 20203 analyses, dont 0 non quantifiées | 25,1 | 31,4 | 3 | 0 |
| 20211 analyse, dont 0 non quantifiées | 15,3 | 15,3 | 1 | 0 |
| 20222 analyses, dont 0 non quantifiées | 10,2 | 10,5 | 2 | 0 |
| 20253 analyses, dont 0 non quantifiées | 12,2 | 15,4 | 3 | 0 |
| 202611 analyses, dont 0 non quantifiées | 25,6 | 53,0 | 11 | 0 |
Prélèvement par prélèvement
Pierrefeu-du-Var face à ses voisines
| Pierrefeu-du-Var (cette commune) | 36,0 | |
|---|---|---|
| Puget-Ville | 28,8 | |
| Carnoules | 9,6 | |
| Cuers | 12,1 | |
| La Londe-les-Maures | 32,8 | |
| Pignans | 2,6 | |
| Solliès-Pont | 10,9 | |
| Rocbaron | 13,2 |
Sur ce paramètre, Pierrefeu-du-Var se classe 134e sur 144 communes du Var, de la valeur la plus faible à la plus élevée.
Le réseau derrière ces valeurs
Elle provient du réseau ADDUCTION VILLAGE DE PIERREFEU, exploité par MAIRIE DE PIERREFEU-DU-VAR, sur lequel 188 prélèvements ont été analysés. Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes : les communes desservies par ce même réseau affichent donc les mêmes valeurs.
Que faire de cette eau à Pierrefeu-du-Var
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre le goût de chlore : rien de plus qu’un charbon actif
- La minéralisation n’est pas modifiée par un charbon actif, qui retire pourtant le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes de l’eau distribuée à Pierrefeu-du-Var. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau sont sous la limite, mais suffisent souvent au goût que l’on veut faire partir.
- Ôter le chlore n’est sans effet que dans le verre : il garantissait la potabilité de l’eau jusqu’à votre robinet, et ce qui a été filtré se garde mal, même au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
Entre l’usine et le robinet, c’est le chlore résiduel qui maintient la potabilité de l’eau. En contrepartie, il réagit avec la matière organique naturellement présente et donne naissance à des sous-produits, parmi lesquels les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.