Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Plougrescant
Le dernier contrôle des trihalométhanes effectué à Plougrescant ressort à 56,3 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 4 mars 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 10 analyses. À l’échelle des Côtes-d’Armor, la moyenne atteint 27,3 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
Ce que montrent les moyennes depuis 2016
La moyenne annuelle de 2016 à 2026 a augmenté de 39 % : 39,9 µg/L en début de période, 55,3 en fin. Le pic mesuré s’élève quant à lui à 87,4 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20163 analyses, dont 0 non quantifiées | 39,9 | 46,9 | 3 | 0 |
| 20173 analyses, dont 0 non quantifiées | 43,1 | 43,9 | 3 | 0 |
| 20183 analyses, dont 0 non quantifiées | 41,8 | 56,4 | 3 | 0 |
| 20193 analyses, dont 0 non quantifiées | 49,9 | 66,0 | 3 | 0 |
| 20203 analyses, dont 0 non quantifiées | 39,7 | 87,4 | 3 | 0 |
| 20213 analyses, dont 0 non quantifiées | 49,6 | 58,3 | 3 | 0 |
| 20223 analyses, dont 0 non quantifiées | 48,5 | 65,2 | 3 | 0 |
| 20234 analyses, dont 0 non quantifiées | 43,1 | 64,0 | 4 | 0 |
| 20244 analyses, dont 0 non quantifiées | 48,0 | 56,6 | 4 | 0 |
| 20254 analyses, dont 0 non quantifiées | 59,2 | 65,7 | 4 | 0 |
| 20262 analyses, dont 0 non quantifiées | 55,3 | 56,3 | 2 | 0 |
Les relevés un à un
Comparer Plougrescant aux communes proches
| Plougrescant (cette commune) | 56,3 | |
|---|---|---|
| Kerbors | 17,4 | |
| Plouguiel | 56,3 | |
| Penvénan | 56,3 | |
| Trédarzec | 17,4 | |
| Tréguier | 56,3 | |
| Pleumeur-Gautier | 17,4 | |
| Pleubian | 17,4 | |
| Minihy-Tréguier | 56,3 |
Sur ce paramètre, Plougrescant se classe 325e sur 344 communes des Côtes-d’Armor, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 9 autres communes à la même valeur.
De quel réseau viennent ces analyses
Elle provient du réseau SYNDICAT DE KERNEVEC, exploité par CA LANNION-TRÉGOR COMMUNAUTÉ, sur lequel 419 prélèvements ont été analysés. Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes : les communes desservies par ce même réseau affichent donc les mêmes valeurs.
Que faire de cette eau à Plougrescant
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre le goût de chlore : rien de plus qu’un charbon actif
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Plougrescant, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur : le chlore qu’on lui a retiré est ce qui garantissait la potabilité jusqu’au robinet. Bue tout de suite, elle ne pose aucun problème.
Comprendre les trihalométhanes
Entre l’usine et le robinet, c’est le chlore résiduel qui maintient la potabilité de l’eau. En contrepartie, il réagit avec la matière organique naturellement présente et donne naissance à des sous-produits, parmi lesquels les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.