Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Plovan
Le dernier contrôle des trihalométhanes effectué à Plovan ressort à 54,1 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 10 analyses menées jusqu’au 30 juin 2026. La moyenne du Finistère s’établit à 28,4 µg/L, soit moins que cette commune.
Ce que montrent les moyennes depuis 2016
De 48,2 en 2016 à 55,7 µg/L en 2026, la moyenne annuelle des analyses a augmenté de 16 %. La valeur la plus haute de ces années est de 83,9 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20162 analyses, dont 0 non quantifiées | 48,2 | 61,9 | 2 | 0 |
| 20173 analyses, dont 0 non quantifiées | 41,0 | 52,0 | 3 | 0 |
| 20184 analyses, dont 0 non quantifiées | 48,9 | 62,6 | 4 | 0 |
| 20194 analyses, dont 0 non quantifiées | 49,8 | 68,9 | 4 | 0 |
| 20204 analyses, dont 0 non quantifiées | 53,1 | 68,4 | 4 | 0 |
| 20214 analyses, dont 0 non quantifiées | 60,7 | 83,9 | 4 | 0 |
| 20224 analyses, dont 0 non quantifiées | 37,5 | 47,5 | 4 | 0 |
| 20233 analyses, dont 0 non quantifiées | 57,0 | 64,6 | 3 | 0 |
| 20243 analyses, dont 0 non quantifiées | 51,5 | 63,6 | 3 | 0 |
| 20254 analyses, dont 0 non quantifiées | 42,5 | 52,5 | 4 | 0 |
| 20263 analyses, dont 0 non quantifiées | 55,7 | 57,6 | 3 | 0 |
Chaque analyse, un point
Autour de Plovan
| Plovan (cette commune) | 54,1 | |
|---|---|---|
| Tréogat | 54,1 | |
| Pouldreuzic | 54,1 | |
| Peumerit | 28,7 | |
| Tréguennec | 40,5 | |
| Plozévet | 54,1 | |
| Landudec | 35,8 | |
| Plonéour-Lanvern | 49,1 | |
| Saint-Jean-Trolimon | 40,5 |
Sur ce paramètre, Plovan se classe 257e sur 276 communes du Finistère, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 3 autres communes à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
Elle provient du réseau SAINT-RONAN, exploité par SAUR-DIRECTION DES EXPLOITATIONS BRETAGNE OCCIDENTALE, sur lequel 205 prélèvements ont été analysés. Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes : les communes desservies par ce même réseau affichent donc les mêmes valeurs.
Que faire de cette eau à Plovan
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- Le chlore libre part sur un simple charbon actif, avec une grande partie des trihalométhanes et sans que la minéralisation de l’eau de Plovan en soit modifiée. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau restent sous la limite ; ils suffisent pourtant souvent à laisser un goût dont on cherche à se défaire.
- Le chlore garantit la potabilité jusqu’à votre robinet : le retirer ne pose aucun problème dans un verre, mais une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
Le chlore résiduel est ce qui garantit qu’une eau reste potable entre l’usine et le robinet. Son inconvénient est connu : en réagissant avec la matière organique naturellement présente, il forme des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.