Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Quéménéven
Le suivi des trihalométhanes sur l’eau du robinet à Quéménéven affiche, au dernier prélèvement, 52,8 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 100,0 µg/L. Au total, 9 analyses composent la série, la plus récente datée du 6 mai 2026. L’ensemble du Finistère affiche une moyenne de 28,4 µg/L, sous la valeur de cette commune.
La série annuelle ouverte en 2016
Le maximum relevé entre 2016 et 2026 est de 83,0 µg/L. Sur la même période, la moyenne annuelle des valeurs quantifiées est restée stable (+ 0,3 %), de 30,6 à 30,7 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20163 analyses, dont 0 non quantifiées | 30,6 | 43,8 | 3 | 0 |
| 20174 analyses, dont 0 non quantifiées | 38,1 | 67,0 | 4 | 0 |
| 20183 analyses, dont 0 non quantifiées | 40,0 | 66,7 | 3 | 0 |
| 20193 analyses, dont 0 non quantifiées | 13,9 | 19,0 | 3 | 0 |
| 20205 analyses, dont 0 non quantifiées | 41,2 | 83,0 | 5 | 0 |
| 20214 analyses, dont 0 non quantifiées | 15,0 | 30,2 | 4 | 0 |
| 20224 analyses, dont 0 non quantifiées | 18,7 | 40,9 | 4 | 0 |
| 20233 analyses, dont 0 non quantifiées | 17,9 | 34,4 | 3 | 0 |
| 20243 analyses, dont 0 non quantifiées | 28,3 | 44,0 | 3 | 0 |
| 20253 analyses, dont 0 non quantifiées | 36,1 | 51,3 | 3 | 0 |
| 20263 analyses, dont 0 non quantifiées | 30,7 | 52,8 | 3 | 0 |
Chaque analyse, un point
Quéménéven face à ses voisines
| Quéménéven (cette commune) | 52,8 | |
|---|---|---|
| Cast | 20,0 | |
| Locronan | 52,4 | |
| Plogonnec | 20,0 | |
| Landrévarzec | 13,9 | |
| Plonévez-Porzay | 60,4 | |
| Ploéven | 60,4 | |
| Plomodiern | 15,9 | |
| Saint-Coulitz | 20,0 |
Sur ce paramètre, Quéménéven se classe 245e sur 276 communes du Finistère, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 1 autre commune à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
Ces valeurs viennent d’un seul réseau, BRIEC-CENTRE (GOULITQUER), que gère QUIMPER BRETAGNE OCCIDENTALE EDCH, où 269 prélèvements ont fait l’objet d’une analyse. L’objet du contrôle sanitaire est l’unité de distribution, non la commune : les autres communes alimentées par ce réseau partagent les résultats affichés pour Quéménéven.
Que faire de cette eau à Quéménéven
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre le goût de chlore : un simple charbon actif
- La minéralisation n’est pas modifiée par un charbon actif, qui retire pourtant le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes de l’eau distribuée à Quéménéven. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau sont sous la limite, mais suffisent souvent au goût que l’on veut faire partir.
- Une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur : le chlore qu’on lui a retiré est ce qui garantissait la potabilité jusqu’au robinet. Bue tout de suite, elle ne pose aucun problème.
Comprendre les trihalométhanes
Le chlore résiduel est ce qui garantit qu’une eau reste potable entre l’usine et le robinet. Son inconvénient est connu : en réagissant avec la matière organique naturellement présente, il forme des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.