Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Rennes
Le dernier contrôle des trihalométhanes effectué à Rennes ressort à 61,0 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 92 analyses menées jusqu’au 23 juin 2026. À l’échelle d’Ille-et-Vilaine, la moyenne atteint 32,0 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
Ce que montrent les moyennes depuis 2023
Entre 2023 et 2026, la moyenne annuelle a augmenté de 48 %, passant de 21,0 à 31,0 µg/L. Le maximum de la période atteint 80,1 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 202329 analyses, dont 0 non quantifiées | 21,0 | 57,3 | 29 | 0 |
| 202440 analyses, dont 0 non quantifiées | 29,9 | 65,8 | 40 | 0 |
| 202539 analyses, dont 0 non quantifiées | 29,8 | 80,1 | 39 | 0 |
| 202613 analyses, dont 0 non quantifiées | 31,0 | 61,0 | 13 | 0 |
Les relevés un à un
Rennes face à ses voisines
| Rennes (cette commune) | 61,0 | |
|---|---|---|
| Vezin-le-Coquet | 61,0 | |
| Montgermont | 21,5 | |
| Saint-Grégoire | 21,5 | |
| Saint-Jacques-de-la-Lande | 61,0 | |
| Chantepie | 61,0 | |
| Cesson-Sévigné | 61,0 | |
| Noyal-Châtillon-sur-Seiche | 61,0 | |
| Pacé | 29,4 |
Sur ce paramètre, Rennes se classe 304e sur 332 communes d’Ille-et-Vilaine, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 14 autres communes à la même valeur.
L’origine du chiffre
L’eau analysée circule sur le réseau CEBR_VILLEJEAN/ROPHEMEL/MEZIERES/AVA_RENNES, dont SPL EBR assure l’exploitation. Au total, 1 533 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Rennes
Une mesure de ce réseau justifie un traitement au robinet. Chaque bloc cite la valeur qui le déclenche : rien n’est recommandé ici sans le chiffre qui le justifie, et aucun procédé n’est donné sans ce qu’il ne sait pas faire.
Contre le goût de chlore : rien de plus qu’un charbon actif
- Le chlore libre part sur un simple charbon actif, avec une grande partie des trihalométhanes et sans que la minéralisation de l’eau de Rennes en soit modifiée. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau restent sous la limite ; ils suffisent pourtant souvent à laisser un goût dont on cherche à se défaire.
- Le chlore garantit la potabilité jusqu’à votre robinet : le retirer ne pose aucun problème dans un verre, mais une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
Les trihalométhanes ne sont pas ajoutés à l’eau : ils s’y forment, lorsque le chlore rencontre la matière organique naturellement présente. Ce chlore résiduel a sa raison d’être, garantir la potabilité tout au long du parcours jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.