Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Saint-Éloi (Nièvre)
À Saint-Éloi, le relevé le plus récent des trihalométhanes s’établit à 39,4 µg/L, contre une limite réglementaire fixée à 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 14 avril 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 7 analyses. L’ensemble de la Nièvre affiche une moyenne de 17,2 µg/L, sous la valeur de cette commune.
Le suivi année après année depuis 2016
Le maximum relevé entre 2017 et 2026 est de 39,4 µg/L. Sur la même période, la moyenne annuelle des valeurs quantifiées a augmenté de 14 %, de 24,8 à 28,3 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20162 analyses, dont 2 non quantifiées | n.d. | n.d. | 2 | 2 |
| 20171 analyse, dont 0 non quantifiées | 24,8 | 24,8 | 1 | 0 |
| 20181 analyse, dont 0 non quantifiées | 11,7 | 11,7 | 1 | 0 |
| 20192 analyses, dont 0 non quantifiées | 21,9 | 32,7 | 2 | 0 |
| 20202 analyses, dont 0 non quantifiées | 16,3 | 18,3 | 2 | 0 |
| 20212 analyses, dont 0 non quantifiées | 15,7 | 21,9 | 2 | 0 |
| 20221 analyse, dont 1 non quantifiée | n.d. | n.d. | 1 | 1 |
| 20232 analyses, dont 0 non quantifiées | 14,5 | 15,1 | 2 | 0 |
| 20242 analyses, dont 0 non quantifiées | 23,1 | 27,3 | 2 | 0 |
| 20252 analyses, dont 0 non quantifiées | 12,7 | 20,4 | 2 | 0 |
| 20263 analyses, dont 0 non quantifiées | 28,3 | 39,4 | 3 | 0 |
Le détail des prélèvements récents
Saint-Éloi et les communes alentour
| Saint-Éloi (cette commune) | 39,4 | |
|---|---|---|
| Sauvigny-les-Bois | 20,4 | |
| Coulanges-lès-Nevers | 22,0 | |
| Nevers | 64,3 | |
| Sermoise-sur-Loire | 22,0 | |
| Montigny-aux-Amognes | 29,0 | |
| Imphy | 20,4 | |
| Saint-Martin-d'Heuille | 0,1 | |
| Urzy | 22,0 |
Sur ce paramètre, Saint-Éloi se classe 280e sur 304 communes de la Nièvre, de la valeur la plus faible à la plus élevée.
L’origine du chiffre
L’eau analysée circule sur le réseau COULANGES LES NEVERS, dont AGGLOMERATION DE NEVERS assure l’exploitation. Au total, 143 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Saint-Éloi
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre le goût de chlore : un simple charbon actif
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Saint-Éloi, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Le chlore garantit la potabilité jusqu’à votre robinet : le retirer ne pose aucun problème dans un verre, mais une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
Le chlore résiduel est ce qui garantit qu’une eau reste potable entre l’usine et le robinet. Son inconvénient est connu : en réagissant avec la matière organique naturellement présente, il forme des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.