Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Saint-Raphaël (Var)
À Saint-Raphaël, le relevé le plus récent des trihalométhanes s’établit à 42,3 µg/L, contre une limite réglementaire fixée à 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 13 analyses menées jusqu’au 5 mai 2026. Rapportée à la moyenne du Var, qui vaut 15,9 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
Ce que montrent les moyennes depuis 2016
La moyenne annuelle de 2016 à 2026 a augmenté de 67 % : 24,7 µg/L en début de période, 41,3 en fin. Le pic mesuré s’élève quant à lui à 64,1 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20164 analyses, dont 0 non quantifiées | 24,7 | 32,7 | 4 | 0 |
| 20173 analyses, dont 0 non quantifiées | 43,6 | 64,1 | 3 | 0 |
| 20184 analyses, dont 0 non quantifiées | 26,2 | 43,8 | 4 | 0 |
| 20195 analyses, dont 0 non quantifiées | 33,7 | 60,0 | 5 | 0 |
| 202010 analyses, dont 0 non quantifiées | 22,1 | 35,7 | 10 | 0 |
| 20212 analyses, dont 0 non quantifiées | 26,4 | 30,3 | 2 | 0 |
| 20221 analyse, dont 0 non quantifiées | 11,2 | 11,2 | 1 | 0 |
| 20254 analyses, dont 0 non quantifiées | 36,0 | 62,6 | 4 | 0 |
| 20269 analyses, dont 0 non quantifiées | 41,3 | 61,4 | 9 | 0 |
Prélèvement par prélèvement
Saint-Raphaël face à ses voisines
| Saint-Raphaël (cette commune) | 42,3 | |
|---|---|---|
| Fréjus | 43,9 | |
| Théoule-sur-Mer | 8,7 | |
| Les Adrets-de-l'Estérel | 13,5 | |
| Mandelieu-la-Napoule | 41,2 | |
| Tanneron | 32,2 | |
| Montauroux | 5,7 | |
| Pégomas | 8,7 | |
| La Roquette-sur-Siagne | 8,7 |
Sur ce paramètre, Saint-Raphaël se classe 139e sur 144 communes du Var, de la valeur la plus faible à la plus élevée.
D’où vient cette mesure
Le réseau à l’origine de ces chiffres est ADDUCTION SAINT-RAPHAEL CENTRE (exploitant : VEOLIA CMESE DE L'ESTEREL), avec 822 prélèvements analysés. Parce que le contrôle sanitaire s’applique à des unités de distribution et non à des communes, Saint-Raphaël et les autres communes du même réseau affichent des valeurs identiques.
Que faire de cette eau à Saint-Raphaël
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : le charbon actif, sans plus
- Le goût vient de sous-produits qui restent sous la limite : ceux qui sont mesurés sur ce réseau ne la dépassent pas, et marquent quand même souvent l’eau. Le chlore libre et une bonne partie des trihalométhanes s’arrêtent sur un charbon actif, qui laisse la minéralisation de l’eau de Saint-Raphaël inchangée.
- Une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur : le chlore qu’on lui a retiré est ce qui garantissait la potabilité jusqu’au robinet. Bue tout de suite, elle ne pose aucun problème.
Comprendre les trihalométhanes
Toute désinfection au chlore se paie de sous-produits : la matière organique naturellement présente dans l’eau réagit avec lui et forme notamment des trihalométhanes. La dose résiduelle entretenue dans les canalisations est ce qui garde l’eau potable jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.