Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Saint-Vrain (Essonne)
À Saint-Vrain, le relevé le plus récent des trihalométhanes s’établit à 37,3 µg/L, contre une limite réglementaire fixée à 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 15 juin 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 9 analyses. La moyenne de l’Essonne s’établit à 13,3 µg/L, soit moins que cette commune.
L’évolution depuis 2016
Entre 2016 et 2026, la moyenne annuelle a augmenté de 135 %, passant de 6,9 à 16,2 µg/L. Le maximum de la période atteint 37,3 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20166 analyses, dont 2 non quantifiées | 6,9 | 15,9 | 6 | 2 |
| 20175 analyses, dont 0 non quantifiées | 12,3 | 20,4 | 5 | 0 |
| 20185 analyses, dont 0 non quantifiées | 6,6 | 11,9 | 5 | 0 |
| 20195 analyses, dont 0 non quantifiées | 9,0 | 25,9 | 5 | 0 |
| 20204 analyses, dont 0 non quantifiées | 5,1 | 6,2 | 4 | 0 |
| 20214 analyses, dont 0 non quantifiées | 9,3 | 11,5 | 4 | 0 |
| 20224 analyses, dont 0 non quantifiées | 9,1 | 10,2 | 4 | 0 |
| 20234 analyses, dont 0 non quantifiées | 5,3 | 7,6 | 4 | 0 |
| 20269 analyses, dont 0 non quantifiées | 16,2 | 37,3 | 9 | 0 |
Chaque analyse, un point
Comparer Saint-Vrain aux communes proches
| Saint-Vrain (cette commune) | 37,3 | |
|---|---|---|
| Itteville | 10,7 | |
| Bouray-sur-Juine | 37,3 | |
| Vert-le-Petit | 37,3 | |
| Marolles-en-Hurepoix | 22,0 | |
| Cheptainville | 22,0 | |
| Leudeville | 24,3 | |
| Lardy | 35,0 | |
| Ballancourt-sur-Essonne | 10,7 |
Sur ce paramètre, Saint-Vrain se classe 192e sur 194 communes de l’Essonne, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 2 autres communes à la même valeur.
D’où vient cette mesure
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution SIARCE HUREPOIX JUINE, dont l’exploitant est VEOLIA EAU ( ESSONNE). Le laboratoire y a analysé 295 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Saint-Vrain.
Que faire de cette eau à Saint-Vrain
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre le goût de chlore : un simple charbon actif
- Le goût vient de sous-produits qui restent sous la limite : ceux qui sont mesurés sur ce réseau ne la dépassent pas, et marquent quand même souvent l’eau. Le chlore libre et une bonne partie des trihalométhanes s’arrêtent sur un charbon actif, qui laisse la minéralisation de l’eau de Saint-Vrain inchangée.
- Une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur : le chlore qu’on lui a retiré est ce qui garantissait la potabilité jusqu’au robinet. Bue tout de suite, elle ne pose aucun problème.
Comprendre les trihalométhanes
S’il subsiste du chlore dans l’eau distribuée, c’est pour qu’elle demeure potable sur tout le trajet qui sépare l’usine du robinet. Au contact de la matière organique naturellement présente, il engendre alors des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.