PFAS dans l’eau du robinet à Val-Revermont
À Val-Revermont, le relevé le plus récent de la somme des 20 PFAS s’établit à < 0,029 µg/L, contre une limite réglementaire fixée à 0,1 µg/L. Au total, 3 analyses composent la série, dont 1 sans aucune quantification, la plus récente datée du 21 mai 2026. Rapportée à la moyenne de l’Ain, qui vaut 0,0083 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
Val-Revermont face à ses voisines
Sur ce paramètre, Val-Revermont se classe 1e sur 348 communes de l’Ain, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 157 autres communes à la même valeur.
De quel réseau viennent ces analyses
Ces valeurs viennent d’un seul réseau, BSR CEYZERIAT, que gère SUEZ EAU FRANCE - ARA, où 340 prélèvements ont fait l’objet d’une analyse. L’objet du contrôle sanitaire est l’unité de distribution, non la commune : les autres communes alimentées par ce réseau partagent les résultats affichés pour Val-Revermont.
Que faire de cette eau à Val-Revermont
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre les PFAS : le charbon actif décroche sur les chaînes courtes
- Seule l’osmose inverse couvre la famille entière des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Val-Revermont, chaînes courtes autant que longues. Le charbon actif en bloc, l’autre procédé domestique, s’en tient aux chaînes longues (PFOA, PFOS), et son efficacité tombe sur les courtes.
- L’adoucisseur est hors sujet ici : son échange de calcium contre du sodium ne touche pas ces molécules. La carafe filtrante l’est tout autant, faute du média nécessaire et d’un temps de contact suffisant.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Fluorer une molécule, c’est lui donner une liaison entre carbone et fluor, l’une des plus solides que compte la chimie organique. Ni le milieu naturel ni une station d’épuration classique n’en viennent à bout : ces composés de synthèse en tirent leur nom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.