PFAS dans l’eau du robinet à Vesoul
< 0,029 µg/L : c’est le résultat de la dernière analyse de la somme des 20 PFAS sur l’eau distribuée à Vesoul, pour un plafond réglementaire de 0,1 µg/L. Derrière ce chiffre, 3 analyses, dont 1 restées sous le seuil de quantification, jusqu’au relevé du 10 juin 2026. À l’échelle de la Haute-Saône, la moyenne atteint 0,0119 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
Les communes voisines de Vesoul
| Vesoul (cette commune) | 0,0 | |
|---|---|---|
| Coulevon | 0,0 | |
| Vaivre-et-Montoille | 0,0 | |
| Pusey | 0,07 | |
| Frotey-lès-Vesoul | 0,0 | |
| Noidans-lès-Vesoul | 0,0 | |
| Pusy-et-Épenoux | 0,07 | |
| Comberjon | 0,071 |
Sur ce paramètre, Vesoul se classe 1e sur 395 communes de la Haute-Saône, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 281 autres communes à la même valeur.
L’origine du chiffre
L’eau analysée circule sur le réseau RESEAU CHAMPDAMOY AVAL, dont CA DE VESOUL assure l’exploitation. Au total, 175 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Vesoul
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre les PFAS : chaînes courtes comprises, l’osmose inverse
- La longueur de chaîne départage les deux procédés : le charbon actif en bloc traite efficacement les chaînes longues (PFOA, PFOS), beaucoup moins bien les courtes, quand l’osmose inverse retient les unes et les autres. Sur les PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Vesoul, elle reste le seul procédé domestique à tout couvrir.
- Deux équipements courants n’y changent rien : la carafe filtrante, dont le média et le temps de contact sont insuffisants, et l’adoucisseur, qui échange du calcium contre du sodium et s’arrête là.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Fluorer une molécule, c’est lui donner une liaison entre carbone et fluor, l’une des plus solides que compte la chimie organique. Ni le milieu naturel ni une station d’épuration classique n’en viennent à bout : ces composés de synthèse en tirent leur nom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.