PFAS dans l’eau du robinet à Villebarou
Le dernier contrôle de la somme des 20 PFAS effectué à Villebarou ressort à 0,0028 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 0,1 µg/L. Elle repose sur 4 analyses, la dernière le 9 avril 2026. L’ensemble de Loir-et-Cher affiche une moyenne de 0,0223 µg/L, au-dessus de la valeur de cette commune.
Les relevés un à un
Comparer Villebarou aux communes proches
| Villebarou (cette commune) | 0,0028 | |
|---|---|---|
| Marolles | 0,017 | |
| Fossé | 0,017 | |
| Saint-Sulpice-de-Pommeray | 0,017 | |
| Blois | 0,0028 |
Sur ce paramètre, Villebarou se classe 19e sur 45 communes de Loir-et-Cher, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 1 autre commune à la même valeur.
D’où vient cette mesure
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution BLOIS, dont l’exploitant est CA AGGLOPOLYS (AEP). Le laboratoire y a analysé 1 098 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Villebarou.
Que faire de cette eau à Villebarou
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre les PFAS : le charbon actif décroche sur les chaînes courtes
- L’osmose inverse arrête les chaînes courtes comme les longues des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Villebarou. Le charbon actif en bloc est efficace sur les chaînes longues (PFOA, PFOS) et beaucoup moins sur les courtes : des deux procédés domestiques, l’osmose inverse est le seul à couvrir l’ensemble de la famille.
- La carafe filtrante n’a pas le média voulu, ni le temps de contact, et un adoucisseur, dont tout le travail est d’échanger du calcium contre du sodium, ne fait pas davantage contre les PFAS.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Fluorer une molécule, c’est lui donner une liaison entre carbone et fluor, l’une des plus solides que compte la chimie organique. Ni le milieu naturel ni une station d’épuration classique n’en viennent à bout : ces composés de synthèse en tirent leur nom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.