PFAS dans l’eau du robinet à Épinac
La dernière mesure de la somme des 20 PFAS à Épinac donne < 0,029 µg/L, pour une limite réglementaire de 0,1 µg/L. Au total, 4 analyses composent la série, dont 3 sans aucune quantification, la plus récente datée du 27 avril 2026. La moyenne de Saône-et-Loire s’établit à 0,0041 µg/L, soit moins que cette commune.
Autour d’Épinac
Sur ce paramètre, Épinac se classe 1e sur 525 communes de Saône-et-Loire, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 219 autres communes à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution SAINT EMILAND, dont l’exploitant est VEOLIA EAU TERRITOIRE. Le laboratoire y a analysé 469 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Épinac.
Que faire de cette eau à Épinac
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre les PFAS : le charbon actif décroche sur les chaînes courtes
- L’osmose inverse les retient tous, chaînes courtes comprises. Le charbon actif en bloc, lui, plafonne : bon sur les longues (PFOA, PFOS), nettement moins sur les courtes. Des deux procédés domestiques, un seul couvre donc la famille entière des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Épinac.
- Ni une carafe filtrante ni un adoucisseur n’y peuvent rien : la première n’a ni le média ni le temps de contact nécessaires, le second échange seulement du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.