Chloration et trihalométhanes dans l’eau à L'Île-d'Yeu
Le suivi des trihalométhanes sur l’eau du robinet à L'Île-d'Yeu affiche, au dernier prélèvement, 52,0 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 100,0 µg/L. Elle repose sur 25 analyses, la dernière le 2 avril 2026. À l’échelle de la Vendée, la moyenne atteint 45,5 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
La série annuelle ouverte en 2016
Au fil des années 2016 à 2026, la moyenne calculée chaque année a baissé de 38 % : elle passe de 74,3 à 46,0 µg/L, avec une pointe à 119,0 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20169 analyses, dont 0 non quantifiées | 74,3 | 104,0 | 9 | 0 |
| 20178 analyses, dont 0 non quantifiées | 66,9 | 74,0 | 8 | 0 |
| 20188 analyses, dont 0 non quantifiées | 77,3 | 90,0 | 8 | 0 |
| 20198 analyses, dont 0 non quantifiées | 82,5 | 93,0 | 8 | 0 |
| 20209 analyses, dont 0 non quantifiées | 79,6 | 103,0 | 9 | 0 |
| 20219 analyses, dont 0 non quantifiées | 77,2 | 117,0 | 9 | 0 |
| 202212 analyses, dont 0 non quantifiées | 88,9 | 119,0 | 12 | 0 |
| 202320 analyses, dont 0 non quantifiées | 62,8 | 108,0 | 20 | 0 |
| 202416 analyses, dont 0 non quantifiées | 57,3 | 83,0 | 16 | 0 |
| 20257 analyses, dont 0 non quantifiées | 65,1 | 82,0 | 7 | 0 |
| 20262 analyses, dont 0 non quantifiées | 46,0 | 52,0 | 2 | 0 |
Les relevés un à un
Autour de L'Île-d'Yeu
| L'Île-d'Yeu (cette commune) | 52,0 | |
|---|---|---|
| Notre-Dame-de-Monts | 64,0 | |
| Saint-Jean-de-Monts | 66,0 | |
| La Barre-de-Monts | 64,0 | |
| Barbâtre | 64,0 | |
| Saint-Hilaire-de-Riez | 66,0 | |
| La Guérinière | 64,0 | |
| Beauvoir-sur-Mer | 61,0 | |
| L'Épine | 64,0 |
Sur ce paramètre, L'Île-d'Yeu se classe 184e sur 251 communes de la Vendée, de la valeur la plus faible à la plus élevée.
Quel réseau a été mesuré
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution ILE D'YEU, dont l’exploitant est SAUR. Le laboratoire y a analysé 614 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que L'Île-d'Yeu.
Que faire de cette eau à L'Île-d'Yeu
Traiter cette eau au robinet se justifie sur un point du relevé de ce réseau. La valeur en cause est rappelée en tête de bloc, aucun conseil ne tient sans elle, et chaque équipement arrive accompagné de ses limites.
Contre le goût de chlore : rien de plus qu’un charbon actif
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de L'Île-d'Yeu, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Le chlore garantit la potabilité jusqu’à votre robinet : le retirer ne pose aucun problème dans un verre, mais une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
Entre l’usine et le robinet, c’est le chlore résiduel qui maintient la potabilité de l’eau. En contrepartie, il réagit avec la matière organique naturellement présente et donne naissance à des sous-produits, parmi lesquels les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.