Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Luçon
61,0 µg/L : c’est le résultat de la dernière analyse des trihalométhanes sur l’eau distribuée à Luçon, pour un plafond réglementaire de 100,0 µg/L. Derrière ce chiffre, 10 analyses, jusqu’au relevé du 8 octobre 2025. À l’échelle de la Vendée, la moyenne atteint 45,5 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
Le suivi année après année depuis 2016
De 51,0 en 2016 à 20,9 µg/L en 2025, la moyenne annuelle des analyses a baissé de 59 %. La valeur la plus haute de ces années est de 61,0 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20162 analyses, dont 0 non quantifiées | 51,0 | 59,0 | 2 | 0 |
| 20172 analyses, dont 0 non quantifiées | 41,0 | 47,0 | 2 | 0 |
| 20182 analyses, dont 0 non quantifiées | 45,0 | 48,0 | 2 | 0 |
| 20193 analyses, dont 0 non quantifiées | 6,1 | 9,6 | 3 | 0 |
| 20205 analyses, dont 0 non quantifiées | 14,4 | 21,0 | 5 | 0 |
| 20215 analyses, dont 0 non quantifiées | 8,3 | 15,0 | 5 | 0 |
| 20224 analyses, dont 0 non quantifiées | 10,8 | 19,0 | 4 | 0 |
| 20234 analyses, dont 0 non quantifiées | 32,8 | 57,0 | 4 | 0 |
| 20245 analyses, dont 0 non quantifiées | 15,2 | 50,0 | 5 | 0 |
| 20255 analyses, dont 0 non quantifiées | 20,9 | 61,0 | 5 | 0 |
Au fil des prélèvements
Luçon face à ses voisines
| Luçon (cette commune) | 61,0 | |
|---|---|---|
| Les Magnils-Reigniers | 46,0 | |
| Sainte-Gemme-la-Plaine | 58,0 | |
| Moreilles | 58,0 | |
| Chasnais | 46,0 | |
| Corpe | 38,0 | |
| Péault | 38,0 | |
| Lairoux | 46,0 | |
| La Bretonnière-la-Claye | 46,0 |
Sur ce paramètre, Luçon se classe 221e sur 251 communes de la Vendée, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 7 autres communes à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
Ces valeurs viennent d’un seul réseau, PEAULT, que gère SAUR, où 344 prélèvements ont fait l’objet d’une analyse. L’objet du contrôle sanitaire est l’unité de distribution, non la commune : les autres communes alimentées par ce réseau partagent les résultats affichés pour Luçon.
Que faire de cette eau à Luçon
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre le goût de chlore : le chlore libre part au charbon
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Luçon, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Le chlore garantit la potabilité jusqu’à votre robinet : le retirer ne pose aucun problème dans un verre, mais une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
Toute désinfection au chlore se paie de sous-produits : la matière organique naturellement présente dans l’eau réagit avec lui et forme notamment des trihalométhanes. La dose résiduelle entretenue dans les canalisations est ce qui garde l’eau potable jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.